watchers web asian beauty enjoys massage and hard sex.

Quelles frontières?

 

Une vision d’ensemble sur l’évolution du surf de gros met en évidence les fluctuations remarquables de sa place dans notre sport.

Depuis sa préhistoire se distinguaient déjà les planches en bois de grande taille réservées aux plus illustres hawaïens, avec la légende de cette activité royale qui raconte comment la plus grosse vague surfée accordait au héros le titre suprême.
Au moment  des premiers « cooktacts » de l’occident avec la culture hawaïenne, le simple fait de chevaucher le shore break suscitait l’admiration des visiteurs, subjugués par cette pratique totalement inconnue dans leur culture. Quand on dit surf cela inclus bien sûr le bodyboard.
Quelques siècles plus tard, le Duke et ses médailles d’or exportèrent plus amplement le surf en Californie et en Australie avec des démonstrations improvisées sur la plage mais là encore, la taille de l’onde restait secondaire. Marcher sur les eaux provoquait suffisamment d’engouement populaire au début du 20e siècle.
Sur la photo de gauche on peut se faire une idée du phénomène.
La légende raconte qu’il aurait taillé sa planche sur place. Avec la Californie, l’Australie est devenue en partie grâce à lui une grande nation du surf. 

 

C’est seulement après guerres que la couverture de magazine ici à gauche changea la donne. Le monde du surf découvrit le North Shore et ses spots imposants comme Sunset Beach où les gars s’envoyaient pendant tout l’hiver des rides à plus de trois mètres. Ce fût la ruée vers le Pacifique, version camping paradis sur le North Shore et l’époque des pionniers que Surfing Giants a contribué à faire connaître au plus grand nombre.
Buzzy Trent, Da Bull à Waïmea, à Makaha, Eddie Aïkau, James Jones, Reno Abellira, des noms qui résonnent depuis lors dans le temple des plus grands chasseurs de monstres, leurs trajectoires définissant à chaque fois de nouvelles limites au problème. Gerry Lopez et la photogénique Pipeline, les débuts du surf professionnel apportèrent ensuite au surf, dans les années soixante dix, exposition médiatique et premiers sponsors importants.
Dans Free Ride on voit comment les australiens avec leur caractère spécifique virent défier les hawaïens sur leur propre territoire, ne reculant devant aucun défi, Rabbit Bartholomew et Mark Richards en tête.
Mais la conquête internationale du surf professionnel, sa démocratisation planétaire, passaient par des compètes et des pays riches mais pauvres en vagues.
Le début des années 80 plaça le surf de gros dans une catégorie confidentielle, pratiquement restreinte au line up de Waïmea avec des locaux toujours investis comme Mark Fooc (ici à gauche), Ken Bradshaw, Darrick Doerner, le jeune Brock Little, pour les plus connus, auquels venaient s’additionner de rares « étrangers » habités par la quête du gros comme l’exotique Alec “Ace Cool” Cook ou le plus classique Richard Schmidt. Il faut signaler l’exception australienne, avec Tom Carroll ou Gary Elkerton qui tout en figurant en haut des classements du circuit pro, sont encore respectés de nos jours, pour leurs exploits dans des conditions dantesques à Sunset par exemple.
Les autres subirent un choc assez sévère lorsque en décembre 1986 la marque Billabong en pleine ascension, réussit à placer une compète de gros en fin de saison sur le circuit. Entamée à Sunset dans des vagues déjà très sérieuses, l’épreuve se poursuivit à Waiméa avec des séries atteignant les huit mètres !
Véritable électrochoc pour l’industrie de notre sport cette compétition exceptionnelle permit de révéler l’incroyable mental du novice Ross Clark Jones, la classe indestructible du retraité Mark Richards qui remporta la finale, mais aussi les limites de quelques pros qui soit, refusèrent carrément d’aller à l’eau (certains perdirent leurs sponsors au passage), soit se contentèrent de faire les bouées au large.
A partir de cette date les big waves riders commencèrent à retrouver le feu des projecteurs. Laird Hamilton (à droite)et les outer reefs, Jeff Clark et Maverick, la création de l’Eddie, tous s’est enchainé jusqu’à la mort de Mark Foo, dix ans plus tard. Les gars avaient commencé à considérer le globe comme un vaste terrain de jeu, essayant de choper le même swell sur plusieurs spots, additionnant fatigue physique, heures de vol et décalages horaires.
La sécurité du jet ski s’imposa alors à tous et le passage au nouveau millénaire a vu la multiplication des découvertes de slabs (image à gauche), de vagues rendues soudainement accessibles.
Les nouveaux médias, les réseaux, les records, les moyens, tout a contribué à une ascension foudroyante du nombre des surfeurs de gros et sur toute la planète. On a d’ailleurs du mal à s’y retrouver dans ces records. Entre la taille de la face, le creux ou pas, le déferlement ou pas, les coups médiatiques, pas évident de dire qui à ce jour, a surfé la plus grosse vague.
Il a longtemps été question de la vague du Bull à Makaha en 1969, de celle de Darrick Doener à Waïmea ou de Brock pendant l’Eddie Aïkau (il faut noter que des trois, seul Darrick est arrivé en bas de vague debout sur sa planche), enfin celle de Knox à Todos Santos que l’on situait toutes aux alentours de dix mètres. Certaines vagues de Carlos Burle, ou de Virostko et Mel à Maverick n’ont rien à leur envier mais bon…
En tracté, on a eu Bradshaw, outside Log Cabins en 98 à Hawaï, Belhara avec Benetrix et Saint Jean en France,
Cortes Bank en Californie avec Parsons, Gerlach, les frères Long ou Grant Baker loin de son Dungeons adoré. Plus récemment Nazaré au Portugal a fait le bonheur du très médiatisé Mc Namara, tout en permettant à Jerome et Othmane de pointer leur nez dans le cercle fermé des records internationaux.
Le problème avec ces vagues c’est de donner une taille, c’est très gros, on parle de plus de vingt cinq mètres pour certaines. Ceux qui se chauffent à Teahupoo par code red ou à Jaws considèrent autant la taille que l’épaisseur, Shipstern Bluff en Tasmanie propose un registre encore plus difficile à classifier. Difficile de se prononcer pour tel ou tel parti.
Tyler chaud de chez chaud
La dernière tendance est de retrouver les racines avec les bons vieux guns et les take off à la rame. Tyler Larronde, fils de Michel pionnier de Jaws, fait ainsi partie d’une nouvelle génération à Maui, comme partout dans le monde, qui sans délaisser le tow in (voir ci-dessus) shoote le big à l’ancienne.
Il s’est d’ailleurs offert une petite couverture de Surfer
en passant . Healey, Dorian, pour ne citer qu’eux servent de tête de file à ceux qui ont fini par refuser de croire à limite des 10 mètres, au delà de laquelle on pensait que la rame ne fournissait pas assez de vitesse pour s’engager dans la vague.
 En ce printemps 2013 les frontières deviennent plus que floues. Le premier swell hors normes de la saison tahitienne vient de frapper Teahupoo et y’avait foule au pic!!
Photos et vidéos font en suivant le tour de la planète, les gars chargent sur toutes sortes d’engins et alimentent les toutes aussi grosses machineries médiatiques.
Quelle hauteur, quelle forme, de vague monstrueuse aura raison de l’intrépidité grandissante des riders et de leurs moyens? Jets, bateaux, hélicos, gilets doubles et gonflables, oxygène en mini bouteilles, on est loin du Bull (sauf si on fonce sur tous les codes red) sans leash et de son tronc d’arbre, mais on continue d’avancer.
Et qui peut dire jusqu’où ?

 

Article suivant

  One Response to “Quelles frontières?”

  1. Tant d’histoire en deux pages! Et tellement divertissant a lire! Très bel article!

 Leave a Reply

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

(required)

(required)

Read Full Article freeone /* ]]> */