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Vague de légende

 

 Le Duke surfe un tsunami en 1917

Avec le Duke nous remontons aux sources de l’histoire du surf moderne.

Petits rappels :

Duke Kahanamoku a grandi à Hawaï à une époque où l’influence des missionnaires essayait de faire disparaître la pratique ancestrale du surf, sport des rois, à cause de la tenue trop légère à leur goût.

Fidèle à ses racines, sa famille ne s’en laisser pas dévier et les qualités exceptionnelles de waterman qu’il développa ainsi le conduisirent au top mondial de la natation.

Source Wikipédia: Duke Paoa Kahinu Mokoe Hulikohola Kahanamoku dit Duke Kahanamoku, né le  à Honolulu (Hawaii) et décédé le , était un nageur et un surfeur américain.

Premier nageur à conserver le titre olympique du 100 mètres nage libre 1920 après celui de 1912, il détient également une autre médaille d’or olympique avec le relais 4 × 200 mètres en 1920, deux médailles d’argent aux jeux de 1924 et au 4 × 200 mètres en 1912. Il est également considéré comme l’une des personnalités les plus importantes du monde du surf en faisant découvrir sa pratique sur les côtes américaines, en Australie et dans le monde entier lors d’exhibitions.

Père du surf dans le monde ici lors d’une de ses exibitions capitales à l’étranger

Autant dire que nous lui devons tout. Ses démonstrations lancèrent le surf dans le monde et sa mémoire est hautement respectée à Hawaï mais aussi partout où se trouvent des gens équipés d’un coeur et d’un cerveau fonctionnels.

J’ai un triste souvenir à ce sujet, lorsque je représentais le Maroc au comité mondial et que j’entendis les nouveaux “maîtres” du surf mondial, ricaner à l’évocation des racines hawaïennes du surf, ou encore certains délégués revendiquer la paternité du surf pour leur nation.

Honorons sa mémoire au lieu de chicaner avec ces médiocres prétentions car le fait est là : sans lui nous jouerions tous au football!!

Pour étoffer un peu plus, si besoin est, sa légende, il faut vous parler de ces vagues qu’il a prises au large Diamond Head ou sur le spot de Castles  à Waikiki , au cours d’une houle géante du sud en 1917 sur une planche en bois de 16 pieds de long (environ 4m80) de type “olo” .

Planche hawaienne de type olo

Tom Blake, élève, ami et confident du Duke racontait à ce sujet que pendant le tremblement de terre qui sévissait au Japon en 1917 il y eut une longue période de gros surf dont les anciens parlèrent pendant des décennies.

Il restait persuadé que les secousses , les vibrations de l’intérieur de la terre provoquèrent ces houles monstrueuses .

” Dans un bon, gros surf ” disait-il “un expert pouvait espérer une promenade moyenne de trois cents mètres environ, parfois quatre et même cinq cents mètres.

 Mais en 1917, pendant le tremblement de terre japonais, le Duke eut droit aux plus grands “tours de manège” des temps modernes.”

Il y a beaucoup d’histoires au sujet de ces sessions mais laissons Blake nous confier ce qu’il en savait:

” Le Duc m’a montré une fois où nous surfions loin au large, l’endroit précis où un de ses exploit eut lieu en 1917 , il m’a dit :  ” Il était environ 8h30 du matin, le vent ne s’était pas encore levé, la mer était lisse comme du verre, à l’exception de la houle qui apportait ces énormes ondulations de trente pieds de haut (environ 10mètres). Nous les attendions (Il était accompagné ce jour là de Dad Center) au large de Kalahuewehe (Castle Point), à plus de cinq cents mètres à l’extérieur des récifs de corail peu profonds et bien à l’extrémité ouest de la passe.

Vagues sur le spot de Catles Waikiki en 1938

Nous avons été si loin que nous avons reconnu le capitaine sur le pont d’un bateau à vapeur qui passait. Il a stoppé les machines et nous a demandé si nous étions en détresse. Nous lui avons répondu que tout allait bien et il a repris son chemin.

Un bon moment plus tard alors que le navire disparaissait, un ensemble d’oiseaux bleus (c’était ainsi qu’il nommait les vagues exceptionnelles et gigantesques qu’il recherchait à cette époque et qui gonflaient dans l’eau bleue des grandes profondeurs) surgit sur l’horizon .

C’était comme si elles allaient briser sur nous et nous avons commencé à pagayer comme des fous vers le large. Plus elles approchaient plus elles devenaient verticales mais à un moment nous avons réalisé qu’elles n’allaient pas déferler car il y avait énormément de fond là où nous nous trouvions. Alors nous avons ralenti pour finir par nous arrêter complètement. Quelques instants nous avons décidé de tenter notre chance .

Quand le premier nous est parvenu (le grand oiseau bleu), immense et vertical, Dad s’est lancé et j’ai pris la suivante. Un coup de rame m’a suffi.

J’ai dû m’escrimer pour échapper à la mousse qui finit par gronder derrière moi. Je suis allé si vite que le clapot (invisible jusque là!! ) frappait le dessous de ma planche comme le crépitement d’une mitrailleuse .

J’ai bizarrement pensé que ma vitesse approximative avoisinait la trentaine de miles à l’heure (environ 60 km/h ) et quand vous êtes si près de l’eau, c’est impressionnant mais en même temps vous êtes content d’aller aussi vite compte tenu du risque de voir la vague vous engloutir!!

Je l’ai surfée au delà du spot Cunha. Dad Center fît de même. Ce n’était pas la limite, nous aurions pu aller encore plus loin et j’étais sûr qu’un jour quelqu’un pourra faire deux fois plus long.”

Dans son propre livre, World of Surfing , écrit avec Joe Brennan et publié cinquante ans après, le Duke revient en détails sur un autre exploit de cette période, comme si tout s’était passé la veille.

“Avec le recul, j’ai revécu une vague précise bien des fois. Je pense que ma mémoire ne me joue pas de tour sur celle-ci. La fierté était le sentiment qui dominait en ce temps là, et je m’efforçais de construire des planches plus grandes et plus performantes, pour attraper des vagues toujours plus hautes, plus rapides et améliorer ma dextérité de jour en jour.

La vanité a probablement beaucoup à voir avec ma volonté de ravir les foules à Waikiki avec des rides spectaculaires sur des vagues longues, lisses et immenses.

Mais le jour où j’ai pris ” The Big One ” était un jour où je ne pensais pas à épater les touristes ou les kamaainas ( anciens ) sur la plage de Waikiki . C’était tout simplement un matin où les “mammouths” gonflaient sur l’horizon, et j’ai vu que personne n’avait pagayé pour les essayer.

Franchement, c’étaient les plus grands que j’ai jamais vus. Les cris de “Le surf est là ! ” étaient l’euphémisme du siècle.

En fait, il était rare que l’on entende prononcer les mots ” grands oiseaux bleus “. C’est le nom de vagues gigantesques qui balayaient l’horizon lors d’occasions extraordinaires. Il s’écoulait parfois des années sans les entendre. Ils sont engendrés loin en mer et sont le résultat de cataclysmes de la nature – de grandes perturbations atmosphériques ou d’agitations souterraines comme les tremblements de terre et les éruptions volcaniques sous-marines .

Il est également vrai que les experts s’accordent pour dire que ces conditions extrêmes fournissent exceptionnellement du bon surf. Souvent les vagues géantes produisent du mauvais surf en dépit de leur taille. Et la raison en est souvent qu’il y a un vent onshore qui pousse le haut des ondes vers le bas et les font déferler trop vite avec beaucoup de mousse .

Il faut du vent offshore pour que de telles  vagues offrent toute leur majesté . Ce jour là il y avait ce vent idéal qui venait des hauts de Koolau, et il faisait se dresser les grands oiseaux bleus comme l’Himalaya. Mec, j’avais le souffle court à la vue de l’un d’entre eux.

Ils me faisaient penser à ces ondes de tempête hivernale qui rugissent à Kaena Point sur ​​la Côte-Nord. Les surfeurs de grosses vagues, même alors , faisaient beaucoup de spéculions sur la possibilité de chevaucher ces montres à Kaena et s’il pourraient être montés avec un certain degré de sécurité. Ces oiseaux bleus dépassaient facilement les dix mètres et ils avaient l’air accessibles, comme si, avec le bon équipement et  beaucoup de chance aussi, c’était faisable.

Le danger réside dans la chute. Étudier ces vagues m’a fait me demander si le corps d’un homme pourrait résister à la force incroyable d’un mur de dix à quinze mètres d’eau quand il se plante. Et aussi, pourrait-on relever le défi de nager, de lutter contre les courants et l’eau explosive qui nécessairement accompagnent une telle vague (rappel: à l’époque il n’y avait pas de leash…)

Eh bien, la réponse semble être tout simplement: ne pas tomber !

De la rive,  je pouvais voir les crêtes immenses au large de Diamond Head. Les grands oiseaux bleus se pressaient sur ​​la baie dans une marche solide vers l’extrême nord-ouest de Honolulu Harbor. Ils étaient grands, raides et rapides, montraient leurs dents avec une fureur que je n’avais jamais vu avant.

Je me demandais vraiment si je pouvais passer la large superficie d’eau blanche de la zone d’impact pour me rendre outside où ils offraient leurs faces grandioses.

Diamond Head big – photo CNN

Mais, comme les alpinistes avec le mont Everest, vous essayez juste parce que défi est là en face de vous. Des fois on ne prend pas le temps d’analyser ce qui nous motive. Tout ce que je savais, c’est qu’à moment donné, je me suis tout à coup retrouvé en train de ramer là bas pour le combat de ma vie.

J’y suis allé avec ma “papa nui” (grande planche), de 16 pieds, pesant 114 livres (+ de 50 kgs ) semi-creuse, et c’était comme essayer de garder un journal en main lors d’une inondation causée par la rupture d’un barrage.

Il me fallait faire la tortue (retourner la planche à l’envers) encore et encore, avec ce grand tronc de bois et m’accrocher en dessous – Bras et les jambes enroulées – comme autour d’un cheval sauvage fou.

Luttant contre de véritables torrents qui me repoussaient vers le rivage, affrontant une chaîne de wagons de marchandises agrippé à ma monture et ce fût sans doute par miracle que je parvins enfin à atteindre le large.

Exténué par cette longue lutte, je me suis assis et j’ai regardé ces masses d’eau culminer en crêtes vertigineuses, avancer comme des montagnes animées.

J’ai laissé un grand nombre d’entre elles me soulever et me faire retomber, en glissant silencieuses et menaçantes. J’avais peine à croire que de tels murs d’eau verticaux puissent exister.

Les creux entre les vagues avaient la profondeur des gaines d’ascenseurs et je me demandais ce que ce serait d’être enseveli sous des tonnes d’eau quand elles gondolaient et explosaient. C’était vraiment un sentiment étrange d’observer leurs dos chatoyants comme ils passaient devant moi et poursuivaient leur route en direction de Waikiki .

Blue birds

J’en ai laissé beaucoup passer, je vous le dis, me demandant du fond du cœur si je les ignorais à cause de leur hauteur impie , ou si j’étais vraiment en attente de la plus grosse. Un homme commence à douter dans un moment comme ça.

J’ai soudain perçu comme un cri interne m’ordonnant de me tourner pour prendre cette crête bleue qui me dominait et se dirigeait vers moi. Je me suis allongé sur la planche et j’ai commencé à caresser intensément l’eau de mes mains .

Étrangement, c’était comme si la vague m’avait choisi, plutôt que l’inverse. Comme si elle m’était personnelle et particulière – Un genre de sensation de déjà vu, au cours d’une nuit de rêves embrouillés.

Comme si, sans logique aucune, nous deux, avions quelque chose à régler entre nous. Tous mes liens avec la terre semblaient avoir disjoncté ou buggé pour me laisser en tête à tête avec cette crête. Plus de doute mais une seule certitude: j’étais prêt à mourir dans cette tentative de conquête.

De manière instinctive, je me suis retrouvé debout dès que l’inclinaison et la vitesse m’en donnèrent le signal. Pied gauche en avant, les genoux légèrement pliés, j’engageais ma planche dans la pente abrupte du précipice comme un homme engage sa luge dans un glacier. En glissant sur la face de ce monstre liquide, je ne savais pas que j’étais au début d’une course qui allait devenir célèbre ou historique.

Tout ce que je savais, c’est que j’étais sur la plus haute , la plus volumineuse, la plus rapide vague que j’aie jamais vu.  J’ai réalisé également et plus que jamais, que j’étais sous la menace de sa masse et que la laisser me submerger serait la même chose que de se laisser ensevelir dans une mine creusée sous la montagne.

Cette avalanche mortelle d’eau fonçait vers le rivage si rapidement que ma planche a commencé à siffler sous la pression, tandis que la vague me transmettait de plus en plus sa vitesse et sa puissance incroyables.

 J’ai changé la répartition de mon poids sur le rail en prenant de l’angle et je l’ai vu pulvériser de l’eau comme je ne l’ai jamais vue jaillir auparavant. Le vent paraissait aspirer l’air hors de mes poumons. Diamond Head semblait s’animer et foncer vers moi de la droite.

Puis je vis défiler le Club de Surf d’Elk, en glissant toujours plus vite, en luttant pour mon équilibre, pour la position, pour tout et n’importe quoi afin de rester debout. Les tambours de l’eau sous la planche étaient devenu les rythmes d’un fou.

Après le Club de Surf d’Elk je vis défiler ce que nous nommions les Bains Publics et là un énorme grondement comme une explosion retentit derrière moi et je vis une énorme mousse éclater à ma droite qui m’a presque englouti!!

Je repris donc encore plus d’angle vers la gauche, tout en glissant un peu en arrière de la planche pour éviter de piquer du nez .

A gauche toute! A gauche ! Toujours plus à gauche!! Des jets d’eau surgissaient de mes rails des deux côtés dans un véritable grondement tandis que la vitesse, le stress, la poussée en avant, le vent, semblaient tirer mes cheveux frénétiquement en arrière. Puis soudain, au milieu de ce chaos et avec cette chose qui semblait se  rapprocher derrière moi je me souvins des raz de marée, et je me demandai s’il n’allait pas simplement nous aplatir à tous.

La mousse blanche hurlait à ma droite, et je pensais plus qu’à la maintenir le plus loin de moi possible, pour éviter de me faire anéantir enterrer dans les profondeurs sablonneuses.

J’ai entrevu le spot de Cunha à plusieurs centaines de mètres et j’ai réussi à orienter ma planche vers Queens alors qu’une toute petite erreur manqua de m’envoyer dans le maelstrom à ma droite.

J’ai chancelé pendant quelques secondes, en proie à la panique, puis j’ai repris de nouveau le contrôle.

Le contact avec ce tourbillon de mousse lors de ma dernière fuite en avant, m’envoya rebondir devant elle comme sur un cheval de rodéo. Une fois encore par bonheur je réussi à rester en équilibre.

Je pus alors voir les gens debout sur ​​la plage, les mains en visière sur leurs yeux pour se protéger du soleil, me regarder terminer cette course folle et incroyable de plus de trois kilomètres .

Après avoir pris pieds, un peu hébété, dans l’eau peu profonde, je me suis laissé porter vers le rivage par les vagues de bulles. Mon premier réflexe sur le sable fut d’enlacer ma planche des deux bras pour marcher sur la plage.

Sans regarder les gens groupés autour de moi, sans prêter attention aux murmures, aux commentaires passionnés, j’avançais tout droit. J’avais des pensées étranges comme celle de ne plus jamais reproduire ce genre de folies, ou d’arrêter complètement le surf.

J’ai souri en guise de remerciements à ceux qu me suivaient tout près tandis que je remontais ou qui me tapaient sur les épaules et je souris aussi à ceux qui me disaient que j’étais le plus grand .

En y repensant j’avais comme un pressentiment que cette expérience resterait unique.

En fait je n’ai jamais repris une vague comme celle-là et maintenant, avec les anniversaires entassés sur mon dos , je sais que cela n’arrivera jamais plus.

Mais personne ne pourra me prendre cette mémoire. C’est comme un joyau en or que je chéris.

Et je suis reconnaissant que Dieu me l’ait donné . “

Le Duke et sa troupe

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